Séminaires - Thèses - HDR
Actualités du Laboratoire de Psychologie Cognitive
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Secrétariat: Aline.Pelissier@univ-provence.fr
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Calendrier des séminaires
Vendredi 11 Janvier 2008 - Pierre Barrouillet
Vendredi 18 Janvier 2008 - Isabelle Regner
Mardi 22 Janvier 2008 - Frédéric Isel
Vendredi 25 Janvier 2008 - Ralf Engbert (Annulé)
Vendredi 1 Février 2008 - Pierluigi Zoccolotti
Vendredi 8 Février 2008 - Sébastien Pacton
Vendredi 29 Février 2008 - Fourke Hermens
Vendredi 7 Mars 2008 - Pierre Perruchet
Vendredi 14 Mars 2008 - Anna Montagnini
Vendredi 21 Mars 2008 - Frédéric Dandurand
Vendredi 28 Mars 2008 - Chandramallika Basak
Vendredi 25 Avril 2008 - Heiner Deubel (Conférence Pôle 3C)
Mardi 13 Mai 2008 - Diane Poulin-Dubois
Vendredi 23 Mai 2008 - Pierre Steiner (Reporté au 4 Juillet)
Vendredi 6 Juin 2008 - Michèle Fabre-Thorpe
Vendredi 13 Juin 2008 - Dennis Norris
Vendredi 20 Juin 2008 - Laurence Taconnat
Vendredi 4 Juillet 2008 - Pierre Steiner
Vendredi 17 Octobre 2008 - Patrick Cavanagh
Vendredi 17 Octobre 2008 - Emmanuelle Gavault (Thèse)
Vendredi 24 Octobre 2008 - Carole Parron
Vendredi 31 Octobre 2008 - Friedemann.Pulvermüller
Vendredi 21 Novembre 2008 - Patricia Besson
Lundi 24 Novembre 2008- Laetitia Perre (Thèse)
Vendredi 28 Novembre 2008 - Sylvain Moutier
Vendredi 28 Novembre 2008 - Nicolas Chevalier (Thèse)
Vendredi 5 Décembre 2008 - Stéphane Dufau (Thèse)
Vendredi 12 Décembre 2008- Caroline Castel (Thèse)
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Vendredi 11 Janvier 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Pierre Barrouillet
(Directeur des Archives Jean Piaget. FPSE - Université de Genève)
Le développement du raisonnement conditionnel: des modèles mentaux à l'approche
suppositionnelle.
Résumé: Le raisonnement conditionnel permis par les énoncés de la forme « si
... alors ... » est un des éléments essentiels de la pensée humaine en ce qu'il
nous permet la conception de simples suppositions, l'évocation des possibles et
le test d'hypothèses. Son étude constitue donc un des domaines majeurs de
l'étude du raisonnement. Les résultats souvent contradictoires issus des études
chez l'adulte d'une part et chez les très jeunes enfants d'autre part a dans un
passé récent conduit au relatif abandon d'une approche authentiquement
développementale. L'exposé présente de nombreuses études conduites chez les
enfants, adolescents et adultes qui établissent que la compréhension des
énoncés conditionnels évolue fortement entre l'enfance et l'âge adulte, cette
évolution contraignant fortement les théories du raisonnement adulte. Si la
théorie des modèles mentaux de Johnson-Laird en constitue un cadre d'analyse
adéquat, elle nécessite cependant de nombreux amendements pour rendre compte de
l'ensemble des phénomènes. En particulier, la prise en compte des résultats
fournis par une gamme étendue de paradigmes expérimentaux nous a récemment
conduit à proposer un nouveau cadre théorique qui intègre des théories réputées
jusqu'alors contradictoires et inconciliables, à savoir la théorie des modèles
mentaux de Johnson-Laird et Byrne (2002) et l'approche suppositionnelle
défendue par Evans et Over (2004). Cette théorie modifiée des modèles mentaux,
outre qu'elle rend compte d'un grand nombre de résultats connus, prédit des
phénomènes nouveaux sur le plan développemental qui se trouvent empiriquement
vérifiés.
Pierre.Barrouillet@pse.unige.ch
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Vendredi 18 Janvier 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Isabelle Regner
(LPC et Université de Toulouse 2)
Stereotype Threat Among School Girls in Quasi-Ordinary Classroom Circumstances
Abstract: There is ample evidence today in the stereotype threat literature
that women and girls are influenced by gender stereotyped expectations on
standardized math tests. Despite its high relevance to education, this
phenomenon has not received much attention in school settings. The present
studies offer the first evidence to date indicating that middle-school girls
exhibit a performance deficit in quasi-ordinary classroom circumstances when
they are simply led to believe that the task at hand measures mathematical
skills. This deficit occurred in girls working alone or in mixed-gender
groups (i.e., presence of regular classmates) but not in same-gender groups
(i.e., presence of only same-gender classmates). Compared with the
mixed-gender groups, the same-gender groups were also associated for girls
in the stereotype threat condition with greater accessibility of positive
role models (i.e., female classmates who excel in math), at the expense of
both stereotypic ingroup and outgroup members (i.e., low-math-achievement
girls and high-math-achievement boys). Finally, the greater accessibility of
positive role models mediated the impact of the activated stereotype on
girls¹ performance, exactly as one would expect from Steele's (1997)
stereotype threat theory (STT). Taken together, these findings clearly show
that reducing stereotype threat in the classroom is a crucial challenge for
both scientists and teachers.
regner@univ-tlse2.fr
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ATTENTION AU JOUR!
Mardi 22 Janvier
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Frédéric Isel
(NeuroImageNord and Research Centre on Multilingualism, Hamburg, Germany
&
Max Planck Institute for Human Cognitive and Brain Sciences, Leipzig, Germany)
Dynamique spatio-temporelle des processus de traitement engagés lors de la
reconnaissance de mots chez des adultes monolingues et bilingues
Résumé: La reconnaissance des mots parlés et écrits nécessite la mise en œuvre
de différents processus de traitement dont la dynamique temporelle est souvent
inférieure à la seconde. Les multiples sources d'informations prises en charge
par ces processus (informations phonologiques/orthographiques et
morphologiques, sémantiques et syntaxiques mais également informations
prosodiques) interagissent à certaines étapes du traitement. Afin de décrire
les réseaux neuronaux qui sous tendent ces différents processus de traitement,
il faut certes étudier la relation structure-fonction (identification des
générateurs neuronaux) mais il faut également et surtout parvenir à comprendre
comment ces différents générateurs neuronaux coopèrent au cours du traitement.
Dans mon exposé, je vais présenter une série de données
électroencéphalographiques (EEG ; mesures de potentiels évoqués ou PE),
d'Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf), et
magnétoencéphalographiques (MEG en cours) sur lesquelles je vais m'appuyer au
cours des années à venir afin de proposer une description neurobiologique de
l'architecture des réseaux neuronaux qui sous-tendent le traitement auditif et
visuel de différentes catégories de mots (mots de contenu, mots de fonction).
Ces données ont été recueillies chez des adultes monolingues ainsi que chez des
adultes bilingues simultanés (acquisition des deux langues avant l'âge de 3
ans) et successifs (acquisition de la seconde langue à l'école à partir de
l'âge de 10 ans). D'un point de vue linguistique, l'approche multi-langue de
mon travail de recherche repose sur la comparaison du français et de
l'allemand, langues qui présentent des contrastes saillants tant au niveau
phonologique et morphologique, que syntaxique. Le rôle de facteurs tels que la
prosodie linguistique, la structure morphologique des mots, l'âge d'acquisition
de la seconde langue, et les stratégies de reconnaissance des mots seront
discutés.
f.isel@uke.uni-hamburg.de
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Vendredi 25 Janvier 2008 (Séminaire Annulé)
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Ralf Engbert
(University of Potsdam, Germany)
New findings on the saccadic range error in reading eye movements
Abstract: Due to random and systematic (or "saccadic range") errors in the
oculomotor system, distributions of within-word landing positions are rather
broad and show overlapping tails, which suggests that a fraction of fixations
is mislocated and falls on words to the left or right of the selected target
word. First, we show that mislocated fixations strongly bias experimentally
observed within-word landing position distributions using a new procedure for
the self-consistent estimation of mislocated fixations. Second, we compute
better estimates for the size of the saccadic range error in reading. Finally,
we use the SWIFT model of saccade generation in reading to test the reliability
of the results. As an outlook, we present pilot simulations for alternative
computational principles underlying the saccadic range error.
References:
Engbert, R., Nuthmann, A., Richter, E., & Kliegl, R. (2005) SWIFT: A dynamical
model of saccade generation during reading. Psychological Review, 112: 777-813
Engbert, R., & Nuthmann, A. (2007) Self-consistent estimation of mislocated
fixations during reading (submitted).
Ralf.Engbert@uni-potsdam.de
http://www.agnld.uni-potsdam.de/~ralf/
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Vendredi 1 Février 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Pierluigi Zoccolotti
(Dipartimento di Psicologia, Università degli studi di Roma "La
Sapienza")
Global and specific factors in developmental dyslexia
Abstract: Much research on developmental dyslexia focuses on specific deficits and disregards the possible role of global influences in determining the disturbance. In the talk, I will described three studies set out to investigate the role of both global and specific factors in Italian developmental dyslexics using the rate-amount model (RAM; Faust et al., 1999). In a lexical decision task study (done in collaboration with Gloria Di
Filippo, Maria de Luca, Anna Judica, Donatella Spinelli), the effect of lexicality and stimulus length was studied in fourth-grade Italian
dyslexics and in age-matched controls. Applying data transformations ndicated by RAM to control for the influence of a global factor, we found that stimulus length had a specific role in Italian dyslexics' reading deficit; in contrast, slowness in responding to nonwords was not specific but was interpreted as one aspect of dyslexics' general inability to deal with alphabetical material (overadditivity effect). In a second study (in collaboration with Maria De Luca, Anna Judica and Donatella Spinelli), we aimed to more directly examine the nature of the global factor. Vocal reaction times (RT) in naming pictures, words and non-words of varying length were measured. One global factor predicted most individual variation in naming words and non-words, but not pictures. Using RAM data transformations, the greater lexicali effect in dyslexics vanished, due to the influence of the global factor and not a specific failure in the non-lexical reading procedure. Conversely, the greater length effect in dyslexics persisted. Overall, dyslexics' reading performance was best explained as due to the influence of both a global factor for processing orthographic material prelexically and to the specific influence of stimulus length. In a third experiment (in collaboration with Gloria Di Filippo), we applied this approach to the rapid automatization paradigm. We examined the performance of Italian dyslexics and age-matched controls in a number of naming conditions, including digits, letters, pictures, words, colors and Stroop-like stimuli. The results indicated that group differences can be explained most parsimoniously as due to the influence of two global factors, one related to the performance of pictorial stimuli and one linked to the performance of orthographic materials. It is concluded that using RAM represents a potentially useful approach to segregate global and specific factors in the performances of dyslexic and proficient children.
pierluigi.zoccolotti*@uniroma1.it
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Vendredi 8 Février 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Sébastien Pacton
(Université Paris-Descartes - CNRS
Laboratoire de Psychologie et Neurosciences Cognitives)
L'intégration des contraintes graphotactiques et morphologiques au cours de l'acquisition de l'orthographe.
Résumé: La capacité d'apprendre des régularités statistiques a été observée avec divers types d'informations (e.g., langage oral, langage écrit, scènes visuelles) et à différents âges (e.g. bébés, enfants, adultes) (Perruchet & Pacton, 2006). Dans le domaine du langage écrit, une sensibilité à des régularités graphotactiques, c'est-à-dire à la probabilité de succession des graphèmes (e.g., en français, eau est plus fréquent après r qu'après f, Jaffré & Fayol, 1997), a été mise en évidence à partir de tâches de dictée et de
jugement de pseudo-mots chez des élèves de l'école élémentaire, dès la première année pour certaines régularités (e.g., Cassar & Treiman, 1996 ; Hayes,Treiman & Kessler, 2006 ; Pacton, Fayol & Perruchet, 2002 ; Pacton, Perruchet, Fayol & Cleeremans, 2001). Je commencerai cet exposé par la présentation d'une étude cherchant à préciser comment l'apprentissage de diverses régularités
graphotactiques du français évolue en fonction de l'âge et du niveau
orthographique d'élèves de l'école élémentaire. Dans un second temps, je présenterai des études conduites en français et en anglais montrant a) que les élèves utilisent des informations orthographiques et morphologiques beaucoup plus précocement que le postulent les modèles traditionnels de l'acquisition du langage écrit (e.g., Frith, 1985) mais b) que, tout au long de l'école élémentaire et même chez des adultes, la sensibilité aux régularités graphotactiques continue d'influencer les performances en orthographe lorsqu'il est possible de recourir à des règles orthographiques (e.g., le doublement du s
pour transcrire /s/ entre deux voyelles en français) ou morphologiques (e.g., l'utilisation de s pour marquer le pluriel des noms anglais). Par exemple, en anglais, des enfants et des adultes transcrivent la flexion plurielle /z/ correctement par s plus souvent après une consonne après laquelle /z/ s'écrit toujours s qu'après une voyelle longue après laquelle /z/ peut s'écrire s, -se, -ze (Deacon & Pacton, 2007 ; Kemp & Bryant, 2003).
Ces résultats sont en accord avec des modèles suggérant que, très tôt au cours de l'acquisition du langage écrit, les enfants utilisent plusieurs sources d'informations : phonologiques, orthographiques et morphologiques (e.g., Pacton, Fayol & Perruchet, 2005 ; Pollo, Treiman & Kessler, 2007 ; Treiman & Cassar, 1997). En revanche, ils sont problématiques pour des modèles postulant que les enfants utilisent la morphologie relativement tard et, qu'alors ils recourent (systématiquement) à des règles morphologiques (e.g., Nunes, Bryant & Bindman, 1997). Après avoir discuté les raisons possibles des désaccords entre les études suggérant une utilisation tardive versus précoce de la morphologie, je montrerai en quoi la prise en compte de recherches conduites en laboratoire, comme celles sur l'apprentissage implicite de grammaires artificielles, permet de mieux comprendre l'acquisition de divers aspects du langage écrit.
sebastien.pacton@univ-paris5.fr
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Vendredi 29 Février 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille
Frouke Hermens
(Royal Holloway, University of London, UK)
Some cautionary notes on the use of visual masks
Visual backward masking is an often used paradigm in the visual sciences and psychology. However, the mechanisms underlying masking are still poorly understood. In this talk, I will discuss data suggesting that often made assumptions about visual masking do not always hold. First, I will discuss the fact that delaying the mask with respect to the target does not always lead to weaker masking. Second, I will describe experiments showing that increasing the luminance of the mask does not always result in stronger masking. Finally, Iwill present data showing clear interactions between a simultaneous and a backward mask. The discussed findings suggest that masking should only be used when its underlying assumptions are tested experimentally.
http://lpsy.epfl.ch/people/hermens/
frouke.hermens@rhul.ac.uk
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Vendredi 7 Mars
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille
Pierre Perruchet
(LEAD, Dijon)
L'apprentissage de régularités statistiques: calculs, ou produits dérivés de la formation d'unités cognitives?
De nombreux aspects de l'acquisition du langage sont aujourd'hui analysés comme reflétant une sensibilité graduelle aux régularités statistiques présentes dans l'environnement langagier. L'interprétation la plus commune et la plus naturelle de ces données est que l'enfant calcule les statistiques auxquelles son comportement se révèle sensible, ou du moins approxime ces valeurs par le biais de processus dont les réseaux connexionnistes fourniraient le modèle. Je développerai une interprétation alternative, dans laquelle l'ajustement comportemental aux propriétés statistiques du matériel est un produit dérivés de l'application de processus d'apprentissage associatif élémentaires conduisant à la formation d'unités cognitives. Des données expérimentales récentes seront fournies à l'appui de cette hypothèse dans le domaine de la segmentation en mots d'un flux continu de discours.
pierre.perruchet@u-bourgogne.fr
http://leadserv.u-bourgogne.fr/rubrique77.html
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Vendredi 14 Mars 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Anna Montagnini
(Institut de Neurosciences Cognitives de la Méditerranée.
CNRS et Université Aix-Marseille 2)
Le rôle fonctionnel des saccades pour la perception visuelle
Les mouvements des yeux constituent pour les neurosciences cognitives un modèle idéal du couplage perception-action. Chez les primates, le système oculomoteur permet de changer de façon rapide et précise la direction du regard pour placer les régions d'intérêt de la scène au centre du regard (en correspondance avec la fovéa) et/ou pour les stabiliser sur la rétine. Une interaction dynamique optimale entre traitement visuel et contrôle oculomoteur est donc au coeur d'une performance visuelle de haut niveau. Curieusement, très peu d'études expérimentales ont abordé la question du rôle fonctionnel des mouvements oculaires pour l'optimisation de la perception visuelle.
Je présenterai plusieurs paradigmes expérimentaux développés pour étudier l'interaction visuo-oculomotrice de ce point de vue. Des études reposant sur la mesure des performances visuelles ainsi que l’enregistrement des mouvements oculaires seront décrites, et pour certaines seront expliquées en terme d'un modèle théorique sous-jacent. Premièrement, j’aborderai l'effet des conséquences perceptives d'une stratégie oculomotrice donnée sur la préparation et l'exécution des mouvements saccadiques. Deuxièmement, je parlerai de la modulation spatiale des performances perceptives (attention sélective) observée pendant la préparation d'une saccade. Enfin, je présenterai des résultats qui suggèrent que l'analyse détaillée de la dynamique de l'interaction visuo-oculomotrice contient des informations importantes sur les mécanismes fonctionnels sous-jacents et peut rendre possible une comparaison plus directe avec les données d'électrophysiologie chez le primate non-humain.
Anna.Montagnini@incm.cnrs-mrs.fr
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Vendredi 21 Mars 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Frédéric Dandurand
(Laboratoire de Psychologie Cognitive, UMR6146)
"Computational modeling of learning in complex problem solving tasks"
Abstract:
Information processing theory emphasizes search and heuristics in
problem solving and the role of learning has been relatively
neglected. In my doctoral work, I address how humans learn to solve problems under three realistic learning conditions and present computational simulations that model that learning. Experimental results showed that people solved the problem more accurately after learning from demonstrations (imitation learning) or verbal instructions than from binary feedback indicating only whether answers were correct or not (reinforcement learning). The binary feedback may not be necessary because people were able to evaluate solutions on their own. When learning from demonstrations, people generalized to more complex tasks, suggesting understanding rather than rote memorizing of the observed solutions.
Computational models of reinforcement-learning were less accurate than humans, supporting the claim that humans use self-evaluation to learn the task. Models of imitation learning and verbal instructions were as accurate as humans.
I also present ideas for a new, parsimonious model that (1) learns from both demonstrations and from feedback, and (2) includes cognitively plausible mechanisms such as means-ends analysis, search, and motivation. Because all models presented are learning-centric and cognitively plausible, they represent attractive alternatives to the traditional symbolic systems that still dominate problem solving.
Frederic.Dandurand@gmail.com
http://lnsclab.org/members/Frederic.Dandurand/index.html
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Vendredi 28 Mars 2008
11h-12h
(Amphi de Chimie,
Centre St Charles, Marseille)
Chandramallika Basak
(Beckman Institute, Urbana, Illinois)
Enhancing Cognitive & Brain Function with Training
Abstract: In a series of studies, I explored effects of training as well as transfer of training to cognitive abilities, particularly executive control functions. Age-related declines in various cognitive abilities, particularly executive control functions, as well as related brain structure and function are observed in older adults. An important goal is to explore the influence of lifestyle factors and develop training paradigms that may improve cognitive and brain function of the control processes and offset the negative effects of aging. We are hereby using two paradigms that can influence cognitive and brain plasticity- cognitive training and physical activity. Cognitive training has been used in past but with little evidence of transfer to a broad range of tasks. In the first study, young adults were trained in an integrative task of executive control for 10 hours. Along with improvements in speed and accuracy, we find expansion in focus of attention (FoA) of working memory (Verhaeghen, Cerella & Basak, 2004, JEP:LMC). The results led me to hypothesize that integrative, varying priorities, real-time strategy videogame may improve cognitive skills in older adults, particularly in tasks of executive control.
In second study, 40 participants were either trained on a complex real-time, integrative, strategy video game called "Rise of Nations" (training group) or not (control group). Cognitive abilities are assessed before, during, and after training; MRI images were also acquired. We find that older adults who received strategy videogame training improve performance on executive control tasks (Basak, Boot, Voss & Kramer, under review), and frontal and parietal brain volumes predict their improved performance on the game itself (Basak, Voss, Erickson, Boot & Kramer, submitted). Another way to attenuate age-related declines is physical activity, where improved control processes and brain activity have been observed in older adults. In third study, we explored the effects of physical fitness on the brain activity engendered in the performance of single and dual-tasks. Functional magnetic resonance imaging scans were collected from 91 older adults, objectively characterized in terms of cardiorespiratory fitness, as they performed single and dual tasks with letters and numbers. We predicted that high and low fit participants would be characterized both by differential performance and patterns of frontal brain activity, particularly in the dual-task conditions- we find so in right and left dorsolateral prefrontal regions. Moreover, physical fitness was significantly correlated both with dual-task (but not single task) response times as well as with dual task activation in the left and right dorsolateral regions. These results suggest that both videogame training and physical fitness can attenuate age-related declines in control processes.
basakc@uiuc.edu
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Vendredi 25 Avril
Conférence du Pôle 3C
10H30-12H
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Heiner Deubel
(Department of Psychology, Ludwig-Maximilians-University Munich, Germany)
Selective visual processing during the preparation of goal-directed eye and hand movements
In recent years, ample evidence has accumulated suggesting that a shift of visual attention precedes intentional movements directed to a visual target. In the first part of this presentation, I will provide evidence in favour of this claim for saccades and manual pointing, and will discuss conditions under which attention and movement preparation may be dissociated. In the second part of the talk, experiments will be presented that extend these basic findings by investigating covert selective processing in more complex movement situations, i.e., for sequential eye and hand movements directed to two or three targets, for bimanual movements, and for grasping an object.
deubel@ psy.uni-muenchen.de
http://www.paed.uni-muenchen.de/~deubel/
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Mardi 13 Mai 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Diane Poulin-Dubois
(Centre for Research in Human Development, Concordia University, Montréal)
The origins of epistemic trust in infancy
Abstract: For more than two decades, researchers have argued that young children do not understand mental states such as perceptions and beliefs. However, novel nonverbal tasks suggest that even infants seem to have the ability to predict peoples' behaviors on the basis of their mental states. A recent series of studies on the emergence of epistemic trust will be presented and the results of these studies will be discussed in the context of the current debate on early naive psychology.
Diane.PoulinDubois@concordia.ca
http://psychology.concordia.ca/Faculty/Poulin-Dubois.html
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Vendredi 23 Mai 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Pierre Steiner
(Université de Technologie de Compiègne)
La possibilité du minimalisme représentationnel
Le représentationnalisme, c’est-à-dire la thèse selon laquelle la cognition consiste essentiellement, ou du moins nécessairement, dans la production et l’usage de représentations mentales (qu’elles soient symboliques, sous-symboliques, pragmatiques, analogiques, partielles ou complètes, conscientes ou inconscientes), semble constituer un postulat méthodologique et théorique absolument inévitable en sciences cognitives. Dans cet exposé, en me basant notamment sur les ressources des théories énactives et pragmatistes de la cognition, je présenterai une série d’arguments épistémologiques destinés à montrer que le représentationnalisme n’est pas une position nécessaire, souhaitable et surtout possible en sciences cognitives. Ces arguments permettent également d’esquisser une position alternative au représentationnalisme, le minimalisme représentationnel. En situant les seules ressources représentationnelles de la cognition dans des représentations environnementales, cette position propose d’adopter de nouvelles stratégies explicatives en sciences cognitives, entre autres dans l’étude du raisonnement, de la perception et du langage. La plausibilité et la pertinence de ces stratégies est alors à évaluer de manière locale (intra-disciplinaire), notamment en psychologie et en neurosciences.
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Vendredi 6 Juin
11h-12h
Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille
Michèle Fabre-Thorpe
(Centre de Recherche Cerveau et Cognition (CerCo) CNRS
et Université Toulouse3)
Traitement rapide des scènes naturelles : l'objet, le contexte et leurs interactions.
La capacité de l'homme à reconnaître des dizaines de milliers d'objets apparaissant dans des environnements riches et complexes est probablement l'une des plus surprenantes. Elle reste inégalée par les plus puissants algorithmes développés en vision artificielle. Hommes et singes sont ainsi très précis et extrêmement rapides à décider si une scène naturelle, flashée pendant seulement 20 ms, contient un animal, un véhicule, un visage....
Ces traitements ultra-rapides reposeraient sur des processus essentiellement feed-forward, massivement parallèles, et basés sur des représentations grossières de l'objet. L'exposé présentera les caractéristiques et les limites de ces processus rapides dans des tâches de catégorisation d'objet et dans des tâches de catégorisation de contexte.
Le contexte peut influencer le traitement de l'objet, mais ces effets sont souvent vus comme des influences descendantes permettant de préactiver la représentation des objets les plus probables dans un contexte donné. Ici nous montrerons que même dans les conditions extrêmes de la tâche utilisée où contexte et objet sont présentés simultanément, l'incongruence du contexte affecte très précocement le traitement de l'objet. Le contexte modulerait donc l'analyse perceptuelle de l'objet dans un flux montant d'informations ou interférences et facilitation pourraient dépendre de la fréquence de co-activation de populations de neurones sélectifs aux objets. De récentes données IRMf permettent de visualiser certaines structures cérébrales activées plus spécifiquement par les situations congruentes ou non-congruentes.
michele.fabre-thorpe@cerco.ups-tlse.fr
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Vendredi 13 Juin 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Dennis Norris
(MRC Cognition and Brain Sciences Unit, Cambridge, UK)
Perception as evidence accumulation and Bayesian inference: Insights from masked priming
Primes that are presented briefly and followed by a mask can influence the processing of immediately following stimuli. The standard interpretation of this form of priming is that the prime automatically 'activates' the target. I will argue that priming in these situations arises as a consequence of the way the perceptual system accumulates evidence for alternative perceptual hypotheses. This principle is embodied in the Bayesian Reader model (Norris, 2006) and makes some surprising new predictions. These predictions are tested in experiments that show that priming isn't an automatic consequence of the relationship between primes and targets, but changes dramatically as a function of the task (the hypotheses being tested).
http://www.mrc-cbu.cam.ac.uk/people/dennis.norris/
Dennis.Norris@mrc-cbu.cam.ac.uk
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Vendredi 20 Juin 2008
11h-12h
(Amphi de Chimie, Centre St Charles, Marseille)
Laurence Taconnat
(CERCA, UMR6234, Equipe VIME, Tours)
Rôle des fonctions exécutives dans le déclin de la mémoire épisodique associée au vieillissement.
La mémoire épisodique est le système mnésique qui subit le plus les effets du vieillissement. Une des explications largement admise à l'heure actuelle concerne l'hypothèse neuropsychologique du vieillissement cognitif. Celle-ci est basée sur l'observation d'une altération spécifique et précoce du cortex préfrontal et sur l'observation de similarités entre le profil de mémoire des personnes âgées et celui des patients cérébrolésés frontaux. Le cortex préfrontal est la structure cérébrale qui sous-tend majoritairement les fonctions exécutives, largement impliquées dans le contrôle et la régulation des autres fonctions cognitives, en particulier, de la mémoire. Or, la particularité de ces profils repose sur des déficits touchant principalement les processus contrôlés et auto-initiés contribuant à l'encodage et à la récupération efficaces d'informations en mémoire. Un déficit important des fonctions exécutives est également observé dans les deux populations.
Cet exposé sera consacré à la présentation de travaux expérimentaux ayant montré de quelle façon les fonctions exécutives sont impliquées dans le déclin de la mémoire épisodique associée au vieillissement. A l'encodage, les participants âgés présentent des déficits dans la mise en œuvre de processus auto-initiés permettant d'optimiser les performances en rappel, et à la récupération, ces participants organisent moins bien les informations apprises et ont plus de difficultés que les participants plus jeunes à rappeler les informations apprises lorsque l'aide environnementale (i.e. les indices de récupération fournis) est faible. Dans les travaux présentés, ces altérations sont expliquées principalement par le déclin des fonctions exécutives lié au vieillissement.
Ces résultats corroborent l'hypothèse dysexécutive du vieillissement mnésique.
laurence.taconnat@gmail.com
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Vendredi 4 Juillet 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Pierre Steiner
(Université de Technologie de Compiègne)
La possibilité du minimalisme représentationnel
Le représentationnalisme, c’est-à-dire la thèse selon laquelle la cognition consiste essentiellement, ou du moins nécessairement, dans la production et l’usage de représentations mentales (qu’elles soient symboliques, sous-symboliques, pragmatiques, analogiques, partielles ou complètes, conscientes ou inconscientes), semble constituer un postulat méthodologique et théorique absolument inévitable en sciences cognitives. Dans cet exposé, en me basant notamment sur les ressources des théories énactives et pragmatistes de la cognition, je présenterai une série d’arguments épistémologiques destinés à montrer que le représentationnalisme n’est pas une position nécessaire, souhaitable et surtout possible en sciences cognitives. Ces arguments permettent également d’esquisser une position alternative au représentationnalisme, le minimalisme représentationnel. En situant les seules ressources représentationnelles de la cognition dans des représentations environnementales, cette position propose d’adopter de nouvelles stratégies explicatives en sciences cognitives, entre autres dans l’étude du raisonnement, de la perception et du langage. La plausibilité et la pertinence de ces stratégies est alors à évaluer de manière locale (intra-disciplinaire), notamment en psychologie et en neurosciences.
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Vendredi 17 Octobre 2008
11h-12h
(Amphi de Sciences Naturelles, St Charles,
Marseille)
Patrick Cavanagh
(Laboratoire Psychologie de la Perception, Université Paris Descartes
Vision Sciences Laboratory, Harvard University )
Les coordonnées de l'attention
L'attention effectue la sélection d'une cible parmi des distracteurs. Nous avons examiné les limites de cette sélection — l'acuité de l'attention dans l'espace et le temps. Quant à l'espace, nous utilisons la tâche d'encombrement (crowding) pour estimer la taille de la région centrale de sélection et les tâches de poursuite attentive pour estimer la taille du pourtour suppressif. Nous attribuons la limite de capacité de l'attention visuelle à l'interférence mutuelle entre les pourtours suppressives autours de chaque cible. Nous avons trouvé que l'interférence était contrainte aux hemichamps et aux quadrants visuels suggérant un rôle pour l'attention déjà aux sites précoces, comme V2, avec une division anatomique en quadrant. En se servant de l'attention mobile, nous avons étudié l'intégration de l'information à travers l'espace et le temps. Les traits de surface, comme la couleur et le mouvement, peuvent être intégrés à travers des longues distances mais les traits de la forme, comme l'identité des lettres, ne peuvent pas l'être. Ce résultat suggère que l'intégration non-rétinotopique dépend d'une sommation grossière par les cellules avec des grands champs récepteurs, un processus qui ne peut pas aligner l'information dans les coordonnées de l'objet et ne marche donc que pour l'information qui n'a pas besoin d'être alignée. Cette sommation dépend de l'attention pour limiter l'entrée à chaque cellule seulement aux propriétés de la cible.
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Vendredi 24 Octobre
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Carole Parron
(Institut de Neurosciences Cognitives de la Méditerranée, Marseille)
La reconnaissance d’objet représenté chez le primate non humain :
contribution des informations perceptives.
Mes travaux portent sur la reconnaissance d’objet représenté en deux dimensions chez le primate non-humain et montrent que même des espèces phylogénétiquement proches, comme l’homme et le singe, et donc équipées de systèmes sensoriels fortement similaires, peuvent interpréter l’information détectée de manière différente, et donc développer des représentations cognitives spécifiques de l’espèce. Les études que j’ai conduites jusqu’ici au sein de notre groupe montrent que lors de tâches nécessitant la reconnaissance, voire l’interprétation d’un objet en deux dimensions (ex : traitement du mouvement biologique représenté par des points en animation, reconnaissance des visages, interprétation de photographies.), les singes montraient des différences par rapport aux hommes dans les processus perceptifs et/ou cognitifs de reconnaissance d’objet. Mon hypothèse est qu’une des origines possibles de telles différences pourrait se situer à un niveau perceptif, à une étape préalable à la reconnaissance de l’objet, à savoir sa reconstruction par le système visuel. En effet, les objets utilisés dans ce type d’expériences sont souvent représentés par des images bidimensionnelles; or percevoir un objet représenté en deux dimensions n’implique peut-être pas les mêmes opérations que des situations, plus naturelles, de perception directe d’objets réels.
J’ai donc réalisé une expérience ayant pour but de déterminer précisément les caractéristiques physiques de l’objet nécessaires à cette reconstruction chez le singe afin de tester cette hypothèse. A partir de travaux existants chez l’homme qui proposent deux théories distinctes de reconnaissance d’objet : la première basée sur la description structurale de l’objet (Biederman, 1987) et la deuxième sur une reconnaissance de l’objet dépendante du point de vue de l’observateur (Tarr & Pinker, 1989), j’ai testé ces deux théories chez le singe afin de mettre en évidence l’importance des informations de contour et/ou des caractéristiques de surface d’un objet représenté pour sa reconnaissance ultérieure. Les données obtenues suggèrent que la reconnaissance d’objet chez le macaque s’appuie essentiellement sur les informations de surface (telles que la texture, les informations d’ombrage...), plutôt que sur la seule position des arêtes sans pour autant exclure la complémentarité de ces informations. Ces résultats nous conduisent à souligner que les études utilisant le singe comme modèle doivent tenir compte de nombreux facteurs, tels les indices perceptifs présents dans les stimuli, qui interviennent dans les réponses données par ces animaux et que la reconnaissance d’objet résulte de processus qui pourraient avoir évolué au cours de la phylogénie.
carole.parron@incm.cnrs-mrs.fr
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Vendredi 31 Octobre
11-12h
Salle des Conférences Pôle 3C
(St Charles Marseille)
Friedemann Pulvermüller
(MRC Cognition and Brain Sciences Unit, Cambridge UK)
Early psycholinguistic information access as revealed by MEG and EEG
(Abstract indisponible)
Friedemann.Pulvermuller@mrc-cbu.cam.ac.uk
http://www.mrc-cbu.cam.ac.uk/
http://imaging.mrc-cbu.cam.ac.uk/basewiki/FriedemannPulvermuller
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Vendredi 21 Novembre
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Patricia Besson
(Institut des Sciences du Mouvement, Marseille)
Modélisation par réseaux bayesiens des effets d'intégration et de ségrégation liés à la perception multisensorielle
Résumé:
L'être humain appréhende son environnement au travers de ses différents sens. Ces informations de multiples natures (ou modalités sensorielles) sont traitées par le cerveau afin de conduire à un percept cohérent du monde.
Le cerveau doit entre autre décider quels signaux, ou informations, proviennent d'une même source physique et doivent être intégrés, et quels signaux sont issus de deux sources distinctes et doivent être discriminés. Ces processus, communément qualifiés d'intégration et de ségrégation multisensorielles, font tous deux partie de la perception multisensorielle. Ce n'est que récemment cependant que des chercheurs se sont départis du seul cas intégratif pour s'attacher à modéliser la perception multisensorielle dans son ensemble, par le biais d'une approche bayesienne. Le formalisme bayesien fournit une solution intéressante pour intégrer les différents indices sensoriels quels que soient leurs niveaux de fiabilité, grâce notamment à la mise en jeu d'une probabilité a priori sur les stimuli perçus.
En plus d'adopter un tel formalisme, j'ai basé mon approche sur la théorie des graphes, et plus précisément, sur la modélisation par réseaux de Bayes. Dans ces réseaux, des évènements physiques tels que l'émission et la perception de stimuli multisensoriels, ainsi que l'influence d'un stimulus sur la perception de l'autre sont modélisés par des variables aléatoires. Les interactions entre ces variables peuvent ensuite être évaluées quantitativement. Mais la force de cette méthodologie, ainsi que je m'attacherai à le démontrer dans ma présentation, est de permettre d'établir préalablement l'existence même de ces interactions.
patricia.besson@univmed.fr
http://www.laps.univ-mrs.fr/~bessonp/index.html
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Vendredi 28 Novembre
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
Sylvain Moutier
(Université Paris Descartes - UMR 6232 (CI-NAPS), CNRS & CEA)
Emotions, fonctions exécutives et prise de décision : une perspective développementale
Nos travaux sont consacrés à l’évolution de la pensée logique dans un contexte déductif mais aussi en situation de jugement sur l’incertitude. Tout l’enjeu est de rendre compte, à différentes étapes de développement, des mécanismes cognitifs qui permettent de résister aux erreurs systématiques de raisonnement (ou biais cognitifs) et d’accéder à une pensée logique associée à une prise de décision rationnelle. En effet, les biais de raisonnement ne sont pas irrépressibles et peuvent, dans certaines circonstances, être inhibés (résistance aux effets de contexte). L’objectif est alors de caractériser la variabilité intra- et interindividuelle des stratégies de raisonnement sur le plan comportemental (méthodes de la psychologie cognitive du développement) mais aussi sur le plan anatomique et fonctionnel (TEP et IRMf). Au sein de l’équipe GINDEV, nos premières recherches ont étudié le rôle de l’inhibition du biais d’appariement perceptif dans une tâche de raisonnement déductif sur des règles conditionnelles, avec la mise au point d’apprentissages exécutifs respectivement adaptés à l’enfant et l’adulte. L’application de ce paradigme expérimental à l’imagerie cérébrale nous a ensuite permis de mettre en évidence l’implication de régions dédiées aux relations émotion-cognition. Ces données nous ont alors conduit à étudier ce lien émotion-cognition chez les adultes et les adolescents (sains et avec lésions cérébrales), placés en situation de jugement sur l’incertitude, mais également à mettre en évidence (IRMf) les effets du genre sur la modulation des réseaux neurocognitifs impliqués dans l’accès à la logique et la résistance aux biais.
sylvain.moutier@paris5.sorbonne.fr
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Thèses
Vendredi 17 Octobre 2008
14 h.
(Centre Saint Charles de
l'Université de Provence (Amphi de chimie) )
Emmanuelle Gavault
Rôles et caractéristiques de l'attention dans la sélection et le transfert des
informations en mémoire visuelle à court-terme.
Jury :
Mme. Muriel Boucart, Directrice de recherche, LNFP-CHRU Lille, Rapporteur
M. Patrick Cavanagh, Professeur, LPP-Université Paris Descartes, Rapporteur
Mme. Michèle Fabre-Thorpe, Directrice de recherche, CERCO Université Paul Sabatier
M. Jonathan Grainger, Directeur de recherche, LPC-Université de Provence
M. Thierry Ripoll, Professeur, LPC-Université de Provence, Directeur
Résumé :
Le rôle et les caractéristiques de l'attention lors de la sélection et du
transfert des informations en mémoire visuelle à court-terme (MVCT) ont été
abordés à travers trois questions, définissant les trois parties expérimentales
de cette thèse : L'attention influence-t-elle directement et automatiquement la
mémorisation visuelle à court-terme ? Une sélection attentionnelle multiple en
vue d'un stockage en MVCT est-elle possible ? Quels sont les mécanismes
attentionnels à l'oeuvre lors de la mémorisation sélective multiple ?
Afin de répondre à ces questions, nous avons adopté un paradigme de
mémorisation visuelle à court-terme combiné à différentes méthodes d'indiçage.
Nos résultats montrent clairement que l'attention détermine le transfert des
informations en MVCT. De plus, la dimension à mémoriser et le type de capture
attentionnelle (apparition soudaine vs. popout) jouent un rôle prépondérant sur
la sélection et la mémorisation. Puis, nous avons mis en évidence la capacité à
mémoriser sélectivement quatre objets présentés parmi des objets distracteurs.
En outre, nous avons proposé de dissocier, d'un point de vue méthodologique
mais aussi théorique, l'impact de l'organisation et de la dispersion des objets
à mémoriser d'une part sur l'allocation de l'attention et d'autre part sur la
mémorisation. Enfin, nous avons examiné l'intervention des mécanismes de
facilitation et d'inhibition en fonction du type d'indiçage utilisé. L'ensemble
de ces résultats nous ont permis de proposer des pistes vers un modèle des
processus attentionnels en jeu lors de la mémorisation visuelle à court-terme.
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Lundi 24 Novembre
9h30
(Salle des Voûtes, Pôle 3C, St Charles Marseille)
Laetitia Perre
"Langage écrit-Langage oral: études électrophysiologiques de l'intégration intermodale"
Jury :
Dr. Ludovic Ferrand, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand (rapporteur)
Dr. Jonathan Grainger, Université de Provence, Aix-Marseille I
Pr. Régine Kolinsky, Université Libre de Belgique, Bruxelles (rapporteur)
Pr. Franck Vidal,Université de Provence, Aix-Marseille I
Dr. Johannes Ziegler, Université de Provence, Aix-Marseille I (directeur)
Résumé:
Le langage oral est souvent envisagé par les psycholinguistes comme un système modulaire autonome. En conséquence, peu
d’attention a été accordée aux interactions éventuelles entre le langage oral et le langage écrit. Au contraire, les neurosciences cognitives du langage mettent en avant l’interdépendance et l’interactivité entre les différentes formes du langage. Les travaux présentés dans cette thèse étudient l’impact de la lecture sur les réseaux neuronaux impliqués dans le traitement du langage
oral. Quatre expériences ont été réalisées en potentiels évoqués (ERP) au cours de différentes tâches auditives : décision lexicale, catégorisation sémantique et amorçage phonologique. Les données ERP ont démontré l’existence de robustes effets orthographiques sur le langage oral qui précédaient les effets typiques d’accès au lexique et à la sémantique. Ces résultats suggèrent que les informations orthographiques exercent une contrainte sur le processus d’accès au lexique phonologique et les traitements lexicaux au cours de la reconnaissance des mots parlés. Par ailleurs, nous avons identifié une région cérébrale au niveau de la jonction temporo-pariétale qui pourrait soutenir
l’intégration des connaissances orthographiques au cours de la reconnaissance de mots parlés. L’ensemble de ces résultats montrent que le système de traitement de la parole n’est pas étanche aux connaissances sur le langage écrit et qu’il intègre les informations sur l’orthographe dans son fonctionnement.
E-mail: laetitia.perre@univ-provence.fr
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Vendredi 28 Novembre
14h30
(Salle des Voûtes, Pôle3C, Bât 9
St Charles Marseille)
Nicolas Chevalier
"Le développement de la flexibilité cognitive : rôle de la persévération et de
la gestion des buts"
Jury :
- Pr. Pierre Barrouillet, Université de Genève (rapporteur)
- Pr. Agnès Blaye, Université de Provence (directrice)
- Pr. Françoise Bonthoux, Université Pierre Mendès-France (rapporteur)
- Pr. Patrick Lemaire, Université de Provence
- Pr. Sylvain Moutier, Université Descartes
Résumé :
Il est désormais bien établi que la flexibilité cognitive se développe
fortement durant la période préscolaire (3-6 ans). La plupart des propositions théoriques actuelles assimilent le manque de flexibilité à de la persévération sur des représentations qui ne sont plus pertinentes et interprètent les gains de flexibilité comme le reflet d'une capacité croissante à se désengager de ces représentations. Dans ce document, nous défendons une conception de la
flexibilité cognitive mettant l'accent sur deux composantes principales : la gestion des buts des tâches et l'implémentation de la bascule entre plusieurs tâches. Cette conception suggère que différents processus, associés à ces deux composantes, sous-tendent le développement de la flexibilité. Les résultats de
sept expériences, s'appuyant sur différents indices (exactitude, temps de réponse, temps de fixation), montrent qu'au niveau de l'implémentation de labascule, le manque de flexibilité des enfants préscolaires reflète davantage une difficulté à activer des représentations précédemment ignorées qu'un échec
à se désengager de représentations anciennement pertinentes. Les résultats soulignent également le rôle essentiel de la gestion des buts des tâches et, en particulier, du maintien du but de la tâche pertinente en mémoire de travail et de la mise en place des buts sur la base d'indices de tâche ou de feedbacks sur les réponses. Dans la dernière partie de ce document, nous discutons en quoi
ces résultats et la conception de la flexibilité en deux composantes
principales permettent de dépasser les limites des propositions théoriques existantes.
E-mail: nicolas.chevalier@univ-provence.fr
http://www.univ-provence.fr/document.php?pagendx=4266&project=lpc
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Vendredi 5 décembre 2008
14h30
(Centre Saint Charles de l'Université de Provence - Amphi de Physique)
Stéphane Dufau
Auto-organisation des représentations lexicales au cours de
l'apprentissage de la lecture : approches comportementale,
électrophysiologique et neuro-computationnelle
Résumé:
L’objectif principal de cette thèse est de développer un modèle
neuro-computationnel de l’apprentissage de la lecture et d’en évaluer la pertinence. Ce modèle est contraint par (i) un jeu de données électrophysiologiques qui montrent que les mots écrits sont codés d’une manière spécifique, (ii) un régime d’apprentissage réaliste reposant sur la distribution des mots issus des manuels scolaires de l’école élémentaire, et enfin (iii) un algorithme d’apprentissage non supervisé et un modèle neuro-computationnel biologiquement plausible pour représenter la partie implicite de l’apprentissage de la lecture. Les résultats des simulations sont comparés aux performances mesurées chez
des enfants. Notre modèle, une carte auto-organisatrice, rend compte des données comportementales mesurées. Ceci renforce l’hypothèse d’un apprentissage non supervisé des formes orthographiques lors de l’acquisition de la lecture.
Jury
Ludovic Ferrand, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, rapporteur
Hervé Glotin, Université Sud Toulon-Var, examinateur
Jonathan Grainger, Université de Provence, co-directeur
Bernard Lété, Université Lumière Lyon 2, rapporteur
Claude Touzet, Université de Provence, co-directeur
Johannes Ziegler, Université de Provence, président
Stephane.Dufau@univ-provence.fr
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Vendredi 12 Décembre
14h
(Amphi de Sciences Naturelles,
St Charles, Marseille)
Caroline Castel
"La Dyslexie Développementale : Origines et Remédiation"
Jury :
Pr. Pascale Colé, Université de Provence, Aix-Marseille I (Examinateur)
Pr. Annie Magnan, Université Lumière, Lyon 2 (Rapporteur)
Dr. Liliane Sprenger-Charolles, Université Paris V (Rapporteur)
Dr. Johannes Ziegler, Université de Provence, Aix-Marseille I (Directeur)
Résumé :
Le but de ce travail de recherche était double. Dans un premier temps, nous voulions, à travers deux études auprès d’enfants dyslexiques et normo-lecteurs, mieux comprendre les origines de la dyslexie développementale. Plus précisément, dans la première étude, nous avons voulu déterminer la nature du lien existant entre la dénomination rapide et la lecture en comparant deux versions de la tâche de RAN (Denckla et Rudel, 1976). Nous avons ainsi pu déterminer que le lien entre dénomination rapide et lecture est de nature phonologique. Dans la deuxième étude, nous avons testé les différents niveaux de traitement tels qu’ils sont implémentés dans le modèle DRC (Coltheart et al., 2001). Pour la majorité des enfants dyslexiques testés, nous avons observé de forts déficits dans les processus phonologiques, et pour certains d’entre eux, les processus de détection de lettres, ou d’accès au lexique orthographique étaient également déficients. Des simulations du modèle DRC réalisées sur la base de ces déficits individuels ont permis la reproduction des profils classiques de la dyslexie développementale (surface, phonologique et mixte). Le deuxième objectif était de tester l’efficacité d’un logiciel de remédiation développé au sein de notre laboratoire auprès d’enfants dyslexiques. Les résultats de cette étude ne nous ont pas permis de valider complètement l’efficacité du logiciel mais offrent des pistes de recherche intéressantes pour la suite.
caroline.castel@univ-provence.fr
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HDR
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