B. POTTIER, mercredi 14h-18h, salle D122 (CTEL)
Contenu :
Après les invasions barbares du IIIe siècle, l'Etat romain s'est reconstruit sur de nouvelles bases, guidé par une logique nouvelle de rationalité, en devenant beaucoup interventionniste. L'Antiquité tardive, du IIIe au Ve siècle, a été marquée par une profonde recomposition de la société. La christianisation de l'Empire a introduit une nouvelle relation au sacré, avec l'apparition de figures médiatrices, le martyr, l'évêque et le moine. La résurgence de cultures locales, prenant parfois la forme de schismes ou d'hérésies régionales, a mis en question la capacité intégratrice de la romanité, dans son double versant grec et latin. L'influence grandissante des barbares dans l'armée et la société a mis aussi à mal ce modèle intégrateur. On s'interrogera sur les destins divergents au Ve siècle de la partie occidentale de l'Empire, avec les créations des premiers royaumes barbares, et de la partie orientale, qui formera l'empire byzantin.
Bibliographie introductive :
- P. BROWN, L'autorité et le sacré, Paris, 1998.
- P. BROWN, Pouvoir et persuasion dans l'Antiquité tardive. Vers un Empire chrétien, Paris, 1998.
- J.M. CARRIE, L'Empire romain en mutation (192-327), Paris, 1999.
|