Les surfaces internes à l'habitat, une source probable d'acide nitreux (SURFIN)
Résumé et résultats attendus
Parmi les nombreux composés présents dans les atmosphères intérieures, l'acide nitreux (HONO) est une espèce de première importance car elle peut i/ former, par métabolisation, des nitrosamines aux propriétés cancérigènes (Pitts et al, 1984) ii/ se photolyser dans le visible pour produire des radicaux hydroxyles (OH) à fort pouvoir oxydant. L'évaluation de la qualité de l'air intérieur et la compréhension des mécanismes de transformation des polluants dans ces atmosphères passe donc par une connaissance précise des sources et des puits de HONO dans ces milieux confinés.
Récemment, une source hétérogène de HONO impliquant la photo-transformation du dioxyde d'azote (NO2) à la surface des aérosols organiques (Acker et al., 2006) a été mise en évidence (Stemmler, et al., 2006). Dans l'atmosphère cette source est considérable puisqu'elle pourrait expliquer, à elle seule, la production d'au moins 30% des radicaux OH générés à midi (Stemmler, et al., 2006). Cette nouvelle source hétérogène de HONO est-elle efficace dans les atmosphères intérieures en utilisant les nombreuses surfaces domestiques? Dans l'affirmative, qu'elle est la contribution de HONO à la production du radical OH dans les atmosphères intérieures ?
Pour répondre à ces deux questions, l'étude qui sera conduite suivra une approche intégrée associant des travaux de laboratoires et des campagnes de terrain. Les études de laboratoire permettront de déterminer les cinétiques de formation hétérogène de HONO avec divers surfaces domestiques tandis que les expérimentations de terrain permettront de mesurer, en milieu confiné réel, les teneurs en HONO et en OH et ainsi de déduire l’importance relativement de HONO en tant que source de OH.
La combinaison des travaux de laboratoire et de terrain permettra de développer, d'initialiser et de valider un modèle 0D décrivant la chimie de HONO dans les atmosphères intérieures. Ce modèle permettra de généraliser les résultats obtenus.
Equipes impliquées dans le projet :
Laboratoire de recherche :
- Laboratoire Chimie Provence (LCP-IRA), UMR 6264 CNRS-Université de Provence
- Laboratoire de Physicochimie des Processus de Combustion et de l’Atmosphère (PC2A), UMR 8522 CNRS-Université Lille 1
- Laboratoire Inter-universitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA), UMR 7583 CNRS-Universités de Paris 7 et 12
- Institut de Recherches sur la Catalyse et l'Environnement de Lyon (IRCELyon), UMR 5256 CNRS-Université Claude Bernard Lyon
Coordination du projet : Saso GLIGOROVSKI (LCP, Marseille)
Programme : PRIMEQUAL |